A propos de la polémique sur Saint-Martin

Surprise.

Depuis trois ou quatre jours, je suis enferré dans une petite polémique twito-médiatique que je n’avais pas vu venir à propos du drame de Saint-Martin.

J’ai besoin d’en écrire deux mots sur ce blog car les notifications twitter ne cessent pas et quelques journalistes bien avisés de la place de Paris (Le Monde, Libé, le Nouvel Obs etc.) se régalent et exagèrent à dessein une soi-disant fake-new que j’aurais commise.

Reprenons.

Je ne m’intéressais pas plus que cela à l’ouragan dévastateur qui approchait nos iles et le continent américain. Je savais que son passage allait être tragique mais, honnêtement (je suis en plein déménagement), je regardais cela de loin. Or, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, je recois plusieurs messages d’habitants de Saint-Martin ou de personnes y ayant des proches, me demandant avec insistance et désespoir manifeste de relayer leur malheur, lequel était à leurs yeux « minimisé » par les médias.

Je fis donc quatre tweets indiquant que les nouvelles de Saint-Martin étaient mauvaises, qu’il y avait d’odieux pillages, que les autorités manquaient, et que le nombre de victimes était important. Reprenant ce que l’on m’avait dit, je me risquais à dire « une centaine de morts ». Toutefois, je précisais bien dans mon dernier tweet que ma source était « des témoignages reçus » et non pas Dieu le père.

Plus tard, lundi, je « retweetais » une vidéo d’une femme en pleurs révélant qu’une gendarmerie avait été attaquée. Remettons les choses dans leur contexte : les vidéos de témoignages abondaient et il n’y avait aucune raison de douter de la sincérité des victimes de l’ouragan.

Je reçu alors une réponse à ce retweet par le compte officiel de la gendarmerie nationale, indiquant qu’aucune gendarmerie ne fut attaquée. Je répondis, sincèrement, que j’en étais fort aise.

Cette petite histoire de rien du tout fit le bonheur de quelques journalistes mainstreams qui s’empressèrent de faire de mon cas celui de la « fake new » incarné, d’une volonté démoniaque de désinformer, pleine de mauvaises intentions.

Bande de tarés.

Si je dois confesser une erreur, c’est d’avoir repris un nombre, une statistique, d’un des témoignages que je reçus. J’ai dit trop légèrement « une centaine de morts » quand je n’aurais du dire que « beaucoup de morts ». Mea culpa. C’est sur cette erreur que l’on m’attaque aujourd’hui, et je regrette de l’avoir commise. Mais sur le reste ? Sur les pillages ? Sur la violence ? Sur les manquements du gouvernement sur place ? J’avais raison et même les médias mainstreams ont été obligés d’en parler.

Ce qui m’énerve royalement dans cette histoire, ce sont tous ces abrutis de journalistes et ces gauchistes qui furent trop heureux de se jeter sur l’objet de leur fantasme, c’est à dire un odieux mec de droite soi-disant pris en flagrant délit de mensonges, alors que, pour le coup, je n’étais qu’un citoyen ayant partagé des messages de détresse que l’on m’avait fait parvenir, en précisant – je le rappelle – que je ne faisais que cela. Mais même en ayant expliqué ceci, je ne me lavais pas de ma culpabilité à leurs yeux, car celle-ci est intrinsèque, immanente, collée à mes basques « d’ancien du Front National » qui, s’il partage quelque chose sur les réseaux sociaux, ne le fait qu’armé d’intentions malveillantes, pour mentir et salir la merveilleuse société qui est la leur.

J’aime les polémiques. Mais celle là m’a profondément emmerdé. Ils ne me croiront jamais, mais j’étais de bonne foi quand j’ai fait ces tweets, et au final, je suis bien content qu’il n’y ait pas une centaine de mort mais seulement peut-être que deux dizaines. Mais à quoi bon le dire ? Ces tarés sont tellement vicieux qu’ils projettent sur les autres leurs vices. Non, moi je n’ai pas besoin de mentir pour mes combats. Et en l’occurrence, en plus, l’histoire de Saint-Martin ne faisait même pas particulièrement partie de mes combats.

Salut.

 

 

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